Le bonheur AU ou PAR le travail ?

Le bien-être au travail, la qualité de vie au travail, le bonheur au travail…

Autant de qualificatifs qui décrivent une réalité de l’Homme épanoui dans (et uniquement) son contexte de travail.

Il faut cependant tenter d’envisager la question de l’épanouissement personnel et du développement de soi d’une autre façon.

Revenons aux sources : ce qui nous met en mouvement c’est la recherche d’expériences positives et agréables du point de vue des émotions. Les retours positifs en échange d’investissements nous « nourrissent » narcissiquement et perpétuent ainsi le cercle vertueux de notre poussée ; celle qui nous permet d’explorer le monde et de nous développer.DAA7A3E4-E928-49D5-947D-8F3923D23EFA

Une des sphères principales de cette réalisation de soi est le travail.

La centralité du travail est incontestable dans la construction de l’identité et l’image de soi. Grâce au travail et par l’activité de création, nous laissons notre empreinte dans le monde social. Une trace de notre passage… Nous signifions par là même notre existence aux yeux d’autrui.

C’est donc ce que le travail vient dire de soi-même qui importe : la part d’intelligence que l’on y injecte afin de faire face aux heurts avec le réel, notre histoire personnelle, notre singularité, nos ruses etc. Tout cela au service de la réalisation d’une œuvre qui fait sens pour soi et qui est reconnue.

Une activité de travail qui convoque notre ingéniosité et nos habilités (et qui permet d’en développer de nouvelles), qui a du sens pour soi, dont l’utilité est reconnue et que les pairs jugent belle : voici une partie de la recette du plaisir et corrélativement du bien-être.

Le plaisir éprouvé grâce au travail, par la possibilité de mise en musique de tous ces paramètres (et bien d’autres) participe activement à la perpétuation d’un état de bien-être qui imprégnera positivement les autres sphères de la vie et contribuera à un état de bien-être global.