Comment (bien) choisir son Psy ?

psychologypng_5a4a9db30dae6« Maintenant que j’y pense, je ne me suis jamais senti(e) à l’aise avec mon psy… »

« J’ai toujours eu l’impression que mon psy n’attendait qu’une chose, que la consultation se termine… »

« Il n’y avait pas d’échange. Il ne faisait que répéter le dernier mot de ma phrase… »

« Je ne me sentais pas à l’aise… »

« Je n’ai pas eu le feeling que j’ai avec vous… »

Tout praticien à un jour entendu, au cours de sa carrière, ces paroles prononcées de la bouche des patients. Ces verbatim font écho à la question du choix du psychologue.

Alors comment (bien) choisir son psychologue ?

Le feeling, la sensation d’être à l’aise ou d’être correctement écouté(e). Ces formules du langage courant sont autant de références à L’ALLIANCE THERAPEUTIQUE.

L’alliance thérapeutique est abordée par Freud, dès 1895, dans Etudes sur l’hystérie. Il parle du « besoin d’avoir la collaboration du patient ». Il écrit plus tard que l’alliance thérapeutique est faite de « sympathie compréhensive ».

Aujourd’hui, nous employons majoritairement le terme d’empathie. Celui-ci recouvre la possibilité de ressentir les émotions de l’autre mais aussi la capacité de se mettre à la place d’autrui pour comprendre ses émotions, ses sentiments et ses pensées sans pour autant les vivre à sa place.

L’alliance thérapeutique est la clé de la réussite du travail engagé ! Sans alliance pas de travail, pas d’implication. C’est la qualité du lien qui se noue entre le patient et le thérapeutique qui prime.

Vous devez vous sentir à l’aise avec votre psychologue. Ressentir cette sensation, difficile à définir, qui vous donne envie de livrer vos maux à l’autre.

Prenez le temps de choisir votre praticien lorsque vous décidez d’entamer un travail thérapeutique.

N’hésitez pas à poser des questions sur l’orientation de votre psychologue.

N’hésitez pas à prendre un ou deux rendez-vous différents afin de jauger avec qui vous vous sentez le mieux.

Enfin, vous ne devez pas hésiter à mettre fin à un suivi avec un praticien si vous ressentez un inconfort avec lui.

Ces précautions vous permettront d’éviter (au maximum) l’échec du travail thérapeutique que vous aurez entrepris.

Conseil de lecture sur ce thème : Si votre psychothérapie n’avance pas. Alain Gérard et Brigitte Rémy, abordent la notion d’alliance thérapeutique de façon détaillée et illustrée à l’aide de nombreuses vignettes cliniques.