Annalyser les organisations du travail délétères, enjeu psychothérapeutique essentiel pour le mieux-être des patients

pic_pulse_stock_article_15La littérature spécialisée foisonne de vignettes cliniques décrivant les nombreuses décompensations liées au travail.

En 2009, la société civile découvre le fléau des suicides liés au travail par le scandale de France Telecom. Aujourd’hui les termes de burn out ou encore bore out sont bien connus.

Mais qu’en est-il de la prise en charge ? Qu’en est-il de la place de l’analyse et la compréhension de la division du travail, des enjeux économiques du travail et de l’édification d’organisations du travail néfastes dans le travail psychothérapeutique ?

Car oui, la prise en charge de la souffrance psychique engendrée par le travail doit être appréhendée de façon spécifique.

La singularité des décompensations psycho-somatiques en comparaison avec les décompensations « ordinaires » réside dans l’étiologie de ces décompensations : les processus psychiques défensifs mis en œuvre ainsi que leur effondrement doivent être étudiés à la lumière des organisations et situations de travail qui ont généré ces mouvements psychiques.

La compréhension des enjeux psychiques des organisations du travail doit tenir une place prépondérante dans les consultations souffrance et travail.

La restitution de ce qui a été anxiogène ; néfaste dans le travail et l’analyse psychodynamique de l’individu au travail doit occuper une place prépondérante dans ces consultations au risque de passer à coté des aspects fondamentaux de la souffrance liée au travail.

C’est en cela que les psychologues cliniciens du travail, par leur double analyse ; du fonctionnement psychique de l’humain mais également des processus psychiques mobilisés par le travail ; parviennent à « mieux » penser les questions de souffrance au travail.